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Zarafa

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26 septembre 2013

Les paradoxes de la diplomatie française

Jeudi 19 septembre à Bamako, François Hollande promettait de fournir des armes à l'Armée Syrienne Libre dans un cadre limité.

 

Mais comment limiter une guerre ? Après avoir voulu intervenir pour mettre fin au chaos, la France décide finalement de l'entretenir puisque la fourniture d'armes ne peut mener qu'à davantage de victimes, des deux côtés. De plus, l'ASL est composée de plusieurs factions, dont certaines se revendiquent d'Al Qaïda, la France qui après avoir voulu lutter contre le terrorisme au Mali va en fait le soutenir en Syrie.

 

Autant de paradoxes et de contradictions qui nous amène à nous interroger sur les intérêts réels qu'a la France à vouloir à tout prix prendre part à ce jeu des grandes puissances dont la Syrie est devenu le terrain d'affrontement.

 

Est-ce vraiment la défense de la démocratie qui motive François Hollande ou bien un ré-équilibrage de la puissance française sur la scène internationale ?  

 

"J'appelle tous les pays

à cesser d'alimenter l'effusion de sang en Syrie

et à mettre fin à la fourniture d'armes à toutes les parties.

La victoire militaire est une illusion" 

Ban - Ki Moon, mardi 24 septembre 

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25 septembre 2013

Une pataugeoire immense

Voilà maintenant deux semaines que Nouakchott, capitale de la Mauritanie est submergée par les eaux de pluies. le manque d'infrastructure et l'inactivité habituelle des dirigeants du pays ont des conséquences graves. Certains parlent même de catastrophe écologique.

 

Nouakchott connait souvent des pluies à cette période, mais cette année, elles ont été si fortes que de nombreuses maisons se sont effondrées et la plupart des commerces, des écoles et des hôpitaux pris par les eaux sont contraints de rester fermer.

 

La situation s'améliore doucement. Mais ces intempéries ont causé un chaos du point de vue sanitaire, en effet la ville s'est retrouvée sous une importante quantité d'eau stagnante qui s'est mélangée aux eaux usées des souterrains. En résulte la multiplication de cas de choléras qui étaient en diminution dans la région mais surtout plus inquiétant la hausse des cas de paludisme puisque la région reste encore un terrain propice pour la propagation du virus. Une propagation davantage rapide en cas de forte humidité. Enfin, on remarque la présence d'autres maladies liées à la contamination par l'eau sale.

Les conséquences pour la population sont également lourdes, des centaines de familles ont du quitter leurs domiciles inondés et certains d'entre eux cherchent désespérément un toit pour trouver refuge. Ceux qui en pâtissent le plus sont les habitants des bidonvilles comme à Sogicom PS où 96% du quartier est inondé.

 

Les Nouakchottois dénoncent un manque d'informations et d'actions de la part du gouvernement. En effet, ce dernier et plus précisément le président Mohamed Ould Abdelaziz, lors des premières inondations, s'étaient dégagés de toutes responsabilités en affirmant que « les pluies résultaient de la volonté de Dieu et que le gouvernement ne pouvait rien faire face à cela ». Ils décidaient alors de ne prendre aucun mesure pour évacuer les eaux stagnantes ni pour assainir l'eau. Le peuple doit se débrouiller seul pour faire face à cette catastrophe.

Finalement, le gouvernement a crée un comité interministériel pour résoudre la situation de façon concrète, notamment en prévoyant l'évacuation des eaux et le nettoyage des voies publiques. Dimanche 22 septembre, le Président mauritanien a ainsi supervisé la première expérience d'évacuation des eaux stagnantes, mais l'évacuation à proprement dit ne débutera que demain (vendredi 27 septembre), soit plus de 10 jours après les premières inondations.

Le MPR (Mouvement Pour la Refondation) dénonce la lenteur et l'inefficacité du gouvernement et lui reproche son manque de vision et son mépris des pauvres. Le parti demande qu'un plan d'urgence soit mis en place et juge insuffisantes les mesures déjà prises et citées ci-dessus.

 

Mais pour les habitants, il ne suffira pas de se limiter à évacuer les eaux. Il faudra donner la priorité à la reconstruction des écoles, des hôpitaux et des autres lieux publics sinistrés. Le gouvernement devra surtout investir à long terme pour effectuer des aménagements qui sont devenus nécessaires. En effet, le manque d'infrastructures d'assainissement de l'eau et de canalisations pour évacuer les eaux usées durent depuis plus de cinq ans.

Il faudra également reconstruire les nombreuses habitations, écoles, hôpitaux et commerces inondés ou effondrés sous le poids de l'eau.

 

Nouakchott n'aura pas été la seule ville du pays à souffrir de la situation, mais elle semble invraisemblable dans une capitale aussi peuplée. Alors que la ville commence à se vider doucement de ses eaux, de nouvelles précipitations sont annoncées pour week-end, ce qui prouvera une fois de plus au gouvernement qu'il est temps d'investir durablement.

Quelques photos prises par une habitante de Nouakchott, prises le 18 septembre 2013

 

 

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9 septembre 2013

Il faut continuer d'espérer

L'espoir, c'est quelque chose que nous connaissons tous, on nous a tous dit, un jour ou un autre, « gardes l'espoir ». Alors on continue de garder espoir, d’espérer un monde meilleur, plus juste, plus respectueux de chacun, plus aux uns comme aux autres. Un monde dans lequel on négligerait les différences, où finalement, la seule caractéristique reconnue serait d'être un Homme avec un grand H, un acteur du monde, un acteur de l'humanité. Dans un système plus juste, gouverné par l'humanité et non par le pouvoir ou l'argent ou la puissance ou les armes.

 

A t-on une chance, un jour seulement, de voir notre Terre lavée de toutes ces gangrènes, de toutes ces valeurs qu'ils nous font croire légitimes mais qui sont malsaines ? Ces valeurs qui nous ont poussé à renier notre humanité, à agir comme des créatures programmées par des intérêts économiques, par une soif de ressources, par un désir de contrôle et de pouvoir.

 

Où sont passées la tolérance, la solidarité, la cohésion, la fraternité ? Notre égoïsme nous bouffera, il nous ôte déjà notre liberté, qu'on a nous même bafoué pour se sentir intégré dans un système que finalement on ne comprendra jamais. Un système discriminant, inégalitaire, qui cherche par toutes les voies à mener au profit, au détriment de populations entières.

 

Se croire plus fort qu'autrui, plus légitime parce que nous avons le monopole dans tel ou tel domaine. Au point d'imposer son mode de vie à l'autre sans tenir compte de son avis, de ses envies ni de ses besoins. Jouer le rôle du sauveur de l'humanité sans se préoccuper des différentes parties impliquées, juste pour se présenter comme un leader qui répond à une stratégie où les gains sont les seules motivations.

 

Qu'attendons nous pour réagir, le chaos ? Une nouvelle guerre mondiale ? Il est tant d'agir, tous les crimes se perpétuent, de la corruption au pillage des richesses, du viol à la pédophilie, du trafic d'organes au trafic d'enfants, la drogue, les armes destructrices, chimiques, nucléaires. Les discriminations, les persécutions, les massacres, les génocides. Tout ça a bien lieu aujourd'hui, pourtant nous avons fait le choix de fermer les yeux, comment parvenons nous à trouver le sommeil ?

20 août 2013

EGYPTE : Un coup d'état dans quel but ?

 

Le 3 juillet 2013, Mohamed Morsi est destitué de ses fonctions et remplacé par Adly Mansour, Président par intérim. A la tête de l'opération, Abdel Fattah al-Sissi, commandant-chef des forces armées.

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Adly Mansour, président par intérim

 

Revenons un peu dans le passé, en juin 2012 lors de l’élection qui opposait l'armée aux frères musulmans. On remarquera d'ailleurs qu'encore aujourd'hui, ce sont ces deux mêmes camps qui s'affrontent, cela n'est pas étonnant puisque cette confrontation dure depuis plus de 60 ans. En 2012, on pouvait parler de pratique de bipolarisation où l'armée se présentait comme rempart contre l'islamisme, aujourd'hui la situation n'a pas réellement changé, l'armée a toujours cette position et entretient la situation chaotique que connait actuellement l'Égypte. Mohamed Morsi, à la tête du Parti de la Liberté et de la Justice, remporte l’élection face à Ahmed Chafiq, candidat de l'armée, avec 51,73% des votes.

Il est important de souligner le fait qu'à cette période, le pays souffrait d'une grande frustration sociale et qu'on le veuille ou non, ce sont les frères musulmans qui ont comblé cette frustration, le peuple voyant en l'islamisme une revanche sociale. Le peuple a voté majoritairement pour Mohamed Morsi, le pouvoir de ce dernier était alors légitime. Mais déjà, lors de son élection, on pouvait apercevoir les prémices du chaos d'aujourd'hui, lorsque l'armée, n'ayant d'autre choix que d'accepter le succès de Morsi, insistait sur le fait de vouloir garder le contrôle du budget et surtout de vouloir maintenir les traités signés avec Israël et les États-Unis. 

 

MORSI ÉLU

Élection de Mohamed Morsi en juin 2012.

 

L'erreur de Morsi aura surement été , en novembre 2012, de s'octroyer les pleins pouvoirs.

C'est en juin 2013 que naissent de plus en plus de mouvements de protestation en faveur de la démission de Morsi, s'en suivront de nombreux affrontements conduisant à de nombreux morts. C'est ainsi que plusieurs membres du gouvernement en place démissionnent. Morsi lui refuse toujours de libérer sa place.

Ce sera le 3 juillet 2013, non pas par sa volonté mais par un coup d'état qu'il sera destitué. En réponse à cet événement, les frères musulmans appellent à manifester contre un coup d'état illégitime, ils accusent al-Sissi d'avoir interrompu le processus démocratique et de favoriser le retour à l'ancien régime, un régime contre lequel le peuple tout entier s'était révolté en 2011. 

La répression de l'armée fut plus que sanglante, le bilan officiel parle de plusieurs, centaines de morts, celui des frères musulmans de plusieurs milliers de morts.

MASSACRE EGYPTE

Une répression sanglante. Un massacre. 

 

D'après les dernières nouvelles, Israël ne serait pas innocent dans le coup d'état qui a mené à la destitution de Morsi, d'ailleurs l'état juif appelle publiquement à soutenir l'armée et le général al-Sissi. Ils ont en fait légitimé ce coup d'état.

Quand on suit l'actualité de ces derniers jours, beaucoup de questions surgissent, d'abord pourquoi les États-Unis n'ont pas reconnu le coup d'état en tant que tel. La réponse est simple, si c'était le cas, les États-Unis seraient obligés de mettre fin à l'aide financière et militaire destinée à l'armée Egyptienne. Derrière ces manœuvres, le lobby israélien AIPAC fait pression sur les États-Unis pour le maintien de cette aide. En effet, si Sissi et son armée se voient destitués de cette aide, ils pourraient remettre en cause le traité de paix entre Israël et l'Égypte, ce qui aurait surement de lourdes conséquences pour l'état juif. Cette aide représente 1/3 du budget de l'armée égyptienne.

 

Depuis la destitution de Morsi, la région du Sinaï connait aussi des tensions. Le Sinaï est étroitement surveillé par Israël car d'une part elle est une région voisine et d'autre part car il s'agit d'une zone essentielle dans la « lutte contre le terrorisme ». De plus en plus de « djihadistes » sont présents dans cette zone (entre 1000 et 3000) ce qui pour Israël semble être un danger, d'ailleurs Eilat a récemment été attaquée par des tirs en provenance du Sinaï.

 

CARTE SINAI

Israël a également décidé de ne faire aucune déclarations publiques par rapport à l'Égypte. En effet ; ce serait implicitement montrer sa position et reconnaître son soutien à l'armée de al-Sissi.

 

On suppose que les États-Unis sont eux aussi dans une position délicate. D'une part, ce « modèle démocratique » ne peut que condamner le massacre perpétré par l'armée mais d'autre part, s'affirmant comme « principal combattant du terrorisme », ils risqueraient de perdre l'autorisation de voler dans les zones aériennes égyptiennes, ce qui est pour eux indispensable dans la « lutte contre le terrorisme ». D'ailleurs Mohamed Morsi risquait de mettre fin à ce privilège.

Enfin, il est important de souligner le traitement de l'information dans les médias à ce sujet. Ces médias qualifient les pro-morsi de « terroristes », ce qui légitime les répressions de al-Sissi. Pourtant, les manifestants pro-morsi ne sont pas tous armés. Les médias parlent aussi d'affrontements, ce qui supposerait que les pro-morsi soient tous armés, ce qui est faux, il ne s'agit pas d'affrontements mais de répression, voire même de massacres perpétrés par l'armée. 

Enfin, il y a surement un lien à faire avec la libération de Moubarak prévue pour les jours à venir. Les frères musulmans, comme nous l'avons dit plus haut, accusent l'armée de favoriser un retour à l'ancien régime, la libération de Moubarak marque aussi la libération de l'ancien régime contre lequel tant de voix se sont élevées.

 

L'Egypte est malheureusement encore une illustration de ce que les grosses tête veulent faire de notre monde. Il veulent y faire régner l'argent et le pouvoir au détriment d'autres valeurs bien plus importantes et en oubliant toute humanité.

 

À suivre...

20 août 2013

À l'ombre du mâle

J'ai décidé de partager ces paroles d'une chanson de Médine en duo avec Nneka qui parle de la femme. Une déclaration d'amour pour les femmes par un texte profond, des rimes bien pensées. 

 

 

 

J'ai mis des couplets sur ma plaie ouverte


Décuplée le sens profond d'un seul proverbe

J'ai mis de l'eau pas dans mon vin mais dans mes vers,

Pour celles que l'on n'juge qu'entre les oreilles et les ovaires

Je ne ferais pas mieux que le Miss Maggie de Renaud,

J'ai pas le charme, ni la vocation de Julio,

Mais, une chose est sure derrière chaque homme une femme existe,


Pourquoi j'en parle avec l'impression que mon cœur s'exhibe,

Car j'ai le même problème que des millions


Pour m'arracher un "je t'aime" il m'faut un canon sur mon caisson,

Garçon avec le cerveau dans le caleçon

Et un appareil génital placé au plafond


Qui tire une tronche d'enterrement à la naissance de sa fille,

S'affirme adultère le jour des noces de saphir

Puis s'enfuit lâchement par la grande porte

Avec la certitude que le masculin l'emporte


Trop de choses qui me désole alors qu'ici,

Ce sont les femmes qui font de nous des hommes,

Et que bien plus que les hommes elles sont chastes,

Que chez les lions ce sont les femelles qui chassent

Refrain: (Nneka)

Chosen by the most high

No woman ohouoh

Life briger ohouoh

The coe, the marrow of your bone x2

 

J'ai mis des mesures sur ma large blessure

Démesure le sens profond d'une belle formule

Puis j'essaye de repenser comme un fœtus

Pour celle qu'on juge qu'entre la mâchoire et l'utérus,

Dans les coulisses d'une bête se cache une belle

Épouses mères et sœurs je rends hommage a chacune d'elles

Avec lesquelles je passe le plus clair de mon temps


Elles me sont ce que Simone Signerer était à Yves Montand


Ce que Rita Marley était à Bob


Winnie à Nelson

ce que Betty était à Malcolm


Tous les leaders partageront leur couronne Avec une baronne

moitié épouse moitié daronne

Le mérite est dans une robe

 

Et ne soit pas étonné si ça sort de la bouche d'un homme


Même en étant le "maire" ou la mer du Havre


Je n'aurait pas l'instinct maternel que requiert un seul mouflard

A l'ombre du mal se cache le bien

Dans l'ombre du félin tu trouveras son féminin

J'répète, à l'ombre du mal se cache le bien


Dans l'ombre du félin tu trouveras son féminin

 

 
Idéaliser les unes en diabolisant les autres

Ne réglera pas le problème d'un poil de fauve

Si t'as mordu avec la cédille de Koxie

Je t'affirme qu'on a tous l'esprit pas au niveau du coccyx,


Que les viol en réunion n'est pas le propre des banlieues

Que ce n'est pas qu'autour des yeux de rebeux qu'il y a des bleus

La maltraitance n'a pas de peuple


L'afghan n'est pas plus misogyne qu'un zonard de Malakoff

Je ne suis pas plus macho qu'un rital

Et je n'obtiens pas la violence conjugale par héritage

Je ne suis pas abonné à "ELLE" magazine


Je n'est pas ma carte d'adhérent "Ni Putes Ni Soumises"

C'est ce qui rendra moins crédible ma plume

Aux yeux de ceux qui regardent le doigt, quand on leur montre la lune

Quand on leur prouve par A+B

Que les plus grands féministes sont des keumés 

 

http://www.youtube.com/watch?v=dNbDFmCjFQg Le Clip :)

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15 août 2013

Palestine-Israël : Une nouvelle ouverture vers la paix ?

Alors que la première séance de négociations a eu lieu le mois dernier à Washington, la seconde s'est déroulée hier, à Jérusalem entre les négociateurs Tzipi Livni et Yitzhak Molcho du côté israélien face à Saëb Erakat et Mohammad Chatyyeh du côté Palestinien.

 

reprise des negoc

 

La journée du 14 août a été marquée par la libération de 26 détenus palestiniens par les autorités israéliennes, de nombreux citoyens israéliens protestent en réaction à cette nouvelle.

Après une bonne nouvelle, une autre moins bonne, les autorités israéliennes ont en effet annoncé leur projet de poursuivre la colonisation par la construction de 1000 logements dans la région de Jérusalem-Est. Ce qui risque de compromettre les négociations.

 

Outre la poursuite des implantations et de la colonisation, d'autres discussions sont à prévoir au sujet de la sécurité et de la souveraineté nationale voulue par les Palestiniens.

 

L'objectif de ces négociations est de parvenir à un accord de paix, la durée en est fixée à neuf mois sous l'égide des États-Unis. La prochaine séance aura lieu à Jéricho, en Cisjordanie.

 

À suivre...

15 août 2013

L'islamophobie n'est pas une opinion, c'est un délit.

Aujourd'hui, en France mais aussi dans d'autres pays, on remarque une hausse des actes contre l'Islam ou contre les musulmans. Dans les médias aussi, le traitement de l'information quand il concerne l'Islam est généralement surmonté d'amalgames, et parfois même, les informations sont passées sous silence.

 

Dans certains pays, l'islamophobie est parfois même orchestrée au niveau du gouvernement, comme aux États-Unis où le gouvernement déclare publiquement que l'Islam représente un danger pour la Constitution américaine et appelle à ne faire aucune différence entre un musulman « extrémiste » ou « modéré ». En Europe, on est davantage dans une islamophobie culturelle que politique. Pour le comprendre il suffit simplement de regarder les couvertures de journaux qui traitent de l'Islam, on comprend alors que les médias jouent un rôle dans la propagation d'une perception faussée de l'Islam comme danger pour la laïcité.

 

En France, en 2012, le Collectif Contre l'Islamophobie en France recense 469 actes islamophobes dont 418 actes visant directement des personnes et souligne également la hausse de l'islamophobie en milieu professionnel passant de 3,59% en 2010 à 10,77% en 2012.

En effet, ces derniers mois en France ont été marqués par de nombreux actes islamophobes, les principales victimes sont les femmes musulmanes. Ce qui montre la lâcheté des agresseurs à s'en prendre aux femmes de manière violente (Argenteuil, Trappes http://www.islametinfo.fr/2013/08/13/temoignage-trappes-la-jeune-fille-voilee-raconte-son-agression-par-deux-islamophobes/ , Nanterre http://www.islametinfo.fr/2013/08/11/temoignage-la-mere-de-la-jeune-fille-voilee-agressee-a-nanterre-temoigne2/ ...)

 

La situation semble donc grave, un risque fort pour la cohésion sociale en France. On remarque aussi que de nombreux « ignorants » s'expriment publiquement dans les médias sur l'Islam, ils propagent ainsi une vision erronée de l'Islam pour ceux qui ne connaissent pas la religion, ainsi par une mécanique rapide, cette vision erronée se propage et elle est une cause de cette islamophobie montante. Malheureusement, on ne laisse que très peu de musulmans bons connaisseurs de leur religion s'exprimer sur ce sujet, pourtant cela pourrait être une solution quant à l'ouverture d'esprit et à la compréhension des non-musulmans à l'égard de l'Islam.

 

La laïcité est aujourd'hui présenté comme un motif pour lutter contre l'Islam en France, alors qu'on pourrait davantage la percevoir comme un moyen de protéger toutes les religions, quelles qu'elles soient. Mais en France, on utilise ces principes de la laïcité uniquement à l'égard des musulans. Ainsi, un juif a toujours le droit de se promener avec sa kippa mais une musulmane qui porterait un voile ne respecterait pas les principes laïcs.

 

Nous sommes donc dans une situation grave, délicate et froide. Face à cela, le gouvernement ne prend pas d'énormes dispositions. Même si le chef du gouvernement, F.Hollande et plusieurs de ses ministres promettent des solutions pour lutter contre l'islamophobie, les mesures concrètes restent pour l'instant invisibles, et le gouvernement ne semble finalement pas pressé de lutter contre cette cela. Pourtant, les conséquences pourraient être grave. En plus d'une crainte chez les musulmans, si ces actes se poursuivent en toute impunité, on pourrait assister à une division au sein même de la population française, et bien évidemment cela serait tragique pour la France.

Je pense qu'avec l'appui du gouvernement et des organisations qui luttent contre l'islamophobie, nous pourrions dans l'idéal parvenir à un climat d'entente, de respect et de compréhension. Mais pour cela, il faudrait ouvrir davantage la société à l'Islam sans pour autant renoncer aux principes républicains qui font la France.

 

Pour terminer, je souhaiterais que tous réfléchissions à l'article 18 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui stipule que :

 

«  Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu'en privé,

par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites »/

 

 

15 août 2013

Situation grave en Égypte

 La journée du mercredi 14 août aura été sanglant en Egypte. Le bilan officiel parle de 278 morts. Avec de telles violences, ont peut se demander si l'Égypte n'est pas en train d'avancer sur le chemin de la guerre civile.

 

 

situation en egypte

 

Ce ne sont pas deux groupes sociaux mais les pro-morsi et les forces de l'ordres soutenues par l'armée qui s'opposent. L'État d'urgence a été décrété par l'armée, pour une durée d'un mois.

 

Cette journée fut aussi marquée par la démission de Mohamed El Baradei après que l'armée au entreprit une intervention dans le but de déloger les partisans pro-morsi des places du Caire. Rappelons que Mohamed Morsi a été destitué le 3 juillet 2013, depuis de nombreuses manifestation qui le soutiennent se font entendre en Égypte. L'armée a repris les places occupées par la force et la violence, et si le bilan officiel fait 278 morts, les frères musulmans accusent l'armée de dissimuler l'ampleur du massacre en brûlant les corps, ils parlent de plus de 2000 morts.

 

À l'international aucune décision n'a pour l'instant été prise, les Américains appellent à organiser rapidement des élections, de nombreux pays européens réclament l'arrêt des violences et de la répression.  

 

Dernières nouvelles

(16/08/13 - 00h00)

Le bilan officiel dénombre aux dernières nouvelles 623 morts sur la journée du 15 août 2013. 

A l'international, le Conseil de Sécurité s'est réuni ce jeudi soir, la Russie et la Chine refuse de s'exprimer (comme pour la Syrie), le gouvernement américain appelle ses expatriés à quitter l'Égypte. 

(15/08/13 - 20h00) 

Le dernier bilan officiel fait état non plus 278 morts mais de plus de 500 morts. Cet après-midi, les rues du Caire sont plus calmes bien que des partisans pro-morsi aient mis le feu à un siège du gouvernorat dans la capitale. Ces mêmes partisans dénoncent les conditions dans lesquelles les corps sont traités, sans aucune dignité et continuent leur appel à la manifestation. 

À l'international, toujours aucune décision concrète n'est prise, F. Hollande a convoqué aujourd'hui l'ambassedeur d'Égypte, afin d'éviter toute guerre civile. J.Kerry dénonce l'état d'urgence. L'ONU déclare qu'il s'agit d'une crise intérieure à l'Égypte, et donc qu'il est difficile d'intervenir. 

Le pouvoir des forces armées et de la police sont renforcés, ils bénéficient désormais de l'autorisation de tirer à balle réelle sur les manifestants les plus violents. 

15 août 2013

Qui sont les kurdes ?

CARTE KURDISTAN

Finalement aujourd'hui qui connaît vraiment les kurdes ? Le Kurdistan est il un pays ? Où est-il situé ? Autant de questions sur lesquelles il est intéressant de se pencher.

Les kurdes représentent le plus grand peuple sans état. Ils sont répartis dans quatre pays : la Turquie, l'Irak, l'Iran et la Syrie.

Aujourd’hui, il existe de nombreuses divisions entre ces kurdes dans différents domaines, du politique au militaire. La création d'un État Kurde ne semble plus d'actualité, on préfère désormais parler d'autonomie plutôt que d'indépendance.

 

Pour comprendre cela, revenons sur le passé des kurdes.

 

Les Kurdes ont toujours eu la volonté de créer une identité nationale. Le Traité de Sèvres (1920) propose un découpage de l'empire ottoman avec l'établissement d'un Kurdistan libre qui s'étendrait entre l'Anatolie (Turquie actuelle), l'Arménie, la Perse, l'Irak et la Syrie. Finalement, la communauté internationale n'appliquera pas ce traité puisqu'en 1923, le Traité de Lausanne recompose les frontières du Proche-Orient sans prendre en compte la promesse pour les kurdes que représentait le Traité de Sèvres. Les kurdes se retrouvent alors dispersés dans quatre pays ; la Turquie, l'Irak, l'Iran et la Syrie. Dans ces conditions, il est donc difficile de construire une identité car chacune de ces quatre nations promeut l'hégémonie de sa propre culture.  

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Le découpage de l'Empire ottoman par le Traité de Sèvres (1920)

 

 

 

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Découpage issu du Traité de Lausanne (1923)

On voit clairement qu'il n'y a pas de territoire prévu pour un éventuel état kurde. 

 

Des années plus tôt, à l'époque de l'Empire Ottoman ; les kurdes bénéficiaient d'une certaine autonomie, au XIX° siècle, leur autonomie leur sera retirée. Dans le même temps l'Empire se modernise. Les Kurdes sont de plus en plus perçus comme des « sauvages » en raison de leur mode de vie pastoral.Malgré cela, de nombreux intellectuels kurdes font entendre leurs voix et intègrent l'administration ottomane.

De nouvelles voix pour un Kurdistan Libre s'élèvent alors. Pourtant, les Kurdes voient en l'Empire Ottoman une puissance musulmane à laquelle ils doivent s'intégrer.

 

Dans les années 1870, l'Empire Ottoman se sent menacé par les puissances étrangères et en particulier par la Russie. Il soupçonne les Arméniens de collaborer avec cette puissance Russe. En résultent de nombreuses violences à leur égard. Face à cela, les Kurdes veulent plus que jamais affirmer leur identité. A cette époque, ils sot davantage concentrés sur le développement que par l'idée d'une souveraineté nationale.

 

 

En 1913, l'Empire Ottoman perd de nombreux territoires à cause de la guerre des Balkans. A ce moment là, apparaissent aussi les prémices de la Première Guerre mondiale qui représente un danger pour le maintien de l'Empire.

En octobre 1914, l'Empire Ottoman entre en guerre, cela aura de nombreuses répercussions sur les Kurdes qui seront eux-même à la tête du génocide chrétien.

En 1916, les Turques repoussent les Kurdes vers l'Anatolie occidentale. A la fin de la guerre, la région est modifiée en faveur d'une politique de « turquisation ».

 

En 1919, Les Kurdes réclament leur État-Nation souverain. Un an plus tard, le Traité de Sèvres propose la création d'un Kurdistan autonome mais la réalité géopolitique rendra le projet impossible. Dans le même temps, la résistance anatolienne (turque) propage une idéologie de crainte quant au projet de création d'un état kurde autonome.

En 1924, le Califat est aboli, l'idée du nationalisme se renforce alors chez les kurdes.

Jusque la fin des années 1970, on assiste à une rébellion kurde, notamment très forte en Irak.  

 

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En rouge le Kurdistan Irakien 

 

 

Mais aujourd'hui, l'Irak est le pays qui a fait le plus en matière de reconnaissance de sa minorité kurde. En effet, les kurdes d'Irak, qui représentent 1/5 de la population irakienne est la seule minorité kurde à bénéficier d'une autonomie. Ce statut d'autonomie a été élaboré en 1991 à la fin de la guerre du Golfe et a été officialisé en 2005. Cette même année ont lieu les premières élections multi-partites en Irak, c'est un kurde qui sera élu président, Jalal Talabani.  

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Jalal Talabani 

 

 

Concernant la Turquie, c'est à l'intérieur de ses frontières qu'est concentrée la plus grande part des kurdes. Le pays compte environ 200 millions de kurdes soit un quart de sa population. Dans le passé, les kurdes ont fait face à de nombreuses répressions, parfois très violentes. C'est à l'arrivée au pouvoir de Recip Erdogan que les violences ont diminué, bien qu'elles subsistent. Les négociations qui ont eu lieu entre 2005 et 2011 ont d'ailleurs permis la reconnaissance de leur langue, la possibilité d'accéder à des postes politiques et généralement une plus grande reconnaissance.  

 

KURDISTAN TURC

 

 

En Iran, les kurdes représentent une part moindre que dans les deux pays précédents ; 13% de la population. Musulmans sunnites, ils sont très souvent persécutés par la majorité chiite du pays.  

KURDISTAN IRANIEN

Kurdistan Iranien en vert

Enfin en Syrie, ils ne sont pas reconnus, en effet, la Constitution ne reconnaît ni leur langue, ni leur culture. Ils représentent environ un dixième de la population et sont divisés.  

 

KURDISTAN SYRIEN

Kurdistan Syrien en vert. 

 

Aujourd'hui, en Irak, les Kurdes jouissent d'un quasi-état. En Turquie, ils continuent de prôner l'autonomie démocratique, la question reste sensible mais des efforts du gouvernement turc en faveur d'un processus de paix sont à prévoir. Pour l'instant les conditions de ce processus restent vagues mais l'idée principale est l'unité religieuse entre kurdes et turques, en effet, ils sont tous en majorité des musulmans sunnites. Malgré cela, de nombreuses arrestations d'activistes kurdes persistent.

En Iran les persécutions continuent avec de nombreuses pendaisons.

En Syrie, dans le climat de la guerre civile actuelle, les kurdes préfèrent ne pas prendre partie pour rester concentrés sur le maintien de la paix dans leurs zones et la défense de celles-ci.

 

 

 

 

14 août 2013

Où en est l'Algérie ?

Dès le début de l'année, l'Algérie s'est faite remarquée pour son opération armée lors de la prise d'otage de In Amenas en janvier 2013. La manière dont le gouvernement a réagi (à savoir le refus de toute négociation avec les ravisseurs) a été au départ critiquée par certains, mais finalement reconnue par la plupart des dirigeants étrangers. En effet, il s'agissait probablement de la meilleure des solutions lorsque l'on sait que ce site gazier est un des plus importants du pays. De plus,  en raison de la position géographique de l'Algérie, entre le Mali, la Tunisie et la Lybie, elle ne pouvait se permettre de montrer quelque faiblesse. 

 

Depuis l'hospitalisation du président algérien A. Bouteflika, une crise politique s'installe. Nombreuses sont les personnes à réclamer sa destitution et déjà de nouvelles figures apparaissent, comme de probables successeurs ; 

 

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Ali BENFLIS, ancien Chef du gouvernement, ancien Ministre de la justice.

 

 

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Saïd BOUTEFLIKA, frère du président Abdelaziz BOUTEFLIKA

 

 

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Abdelmalek SELLAL, actuel Premier Ministre, ancien Ministre des Ressources en Eau, ancien Ministre des Transports, ancien Ministre des Travaux Publics, ancien Ministre de la Jeunesse et des Sports, et ancien Ministre de l'intérieur. 

 

 

Au delà de la crise politique, la pays connaît des difficultés dans les domaines du logement et de l'emploi, et des problèmes économiques dus à un manque de diversification, en effet, la presque totalité des revenus étant tirés des hydrocarbures (gaz, pétrole).

 

Mais depuis que Abdelmalek Sellal est entré en fonction comme Premier Ministres, de nouvelles perspectives se sont ouvertes : ré-industrialisation, amélioration de la gouvernance, rénovation des services publics, ainsi que de nombreuses réformes à venir liées à la finance, la consommation, le logement et l'urbanisme. A. Sellal souhaite également approfondir les exploitations des hydrocarbures et opte pour une stratégie "offensive" afin d'attirer des investissements étrangers.

 

L'Algérie possède de nombreuses ressources qui donnent l'espoir de belles perspectives pour l'avenir. Elle détient 2,5% des ressources mondiales en gaz et 1,5% en pétrole. Elle est d'ailleurs membre de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole. 

 

Si le gouvernement parvient à réduire son taux de chômage (actuellement 10 à 15% de la population active), il pourra compter sur une population jeune et dynamique, 40 à 50% des algériens ont moins de 20 ans. 

 

Affaire à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

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